Je l'ai vue approcher non sans appréhension et tristesse.

Comme chaque année, on entendait parler d'elle partout... à la télé, à la radio, dans les conversations...

Plusieurs jours avant, impossible de me départir de ce poids sur le coeur...

Et le matin, quand je me réveille, je vois ma douce tout à coté qui me regarde.

Elle me dit : "j'ai envie de te le dire mais j'ai peur de te faire encore plus de peine..."

" Quoi ? Non dis..."

" Bonne fête mon amour...".

J'ai envie d'éclater en sanglots mais à la place je me faufile dans ses bras.

Une fête des mères sans son enfant prés de soi, c'est une abberration...

Chaque maman a son sourire, ses flopées de bisous, ses petits cadeaux...

Nous, une fois de plus, juste nos yeux pour pleurer et une bougie à allumer...

Le soir, je m'endors en pensant à lui.. quand ma chérie est en plein sommeil, je vais regarder en catimini sa photo.

Puis je retourne me coucher, sentant presque encore son petit corps contre moi, et en pensant avec émotion à ces amis qui sont venus nous souhaiter avec beaucoup de délicatesse et de tendresse une bonne fête des mamans, malgré tout...